vendredi, octobre 06, 2006

Monsieur Le Président


Bon ben on peut enfin le dire ! J'ai été invité à être le PRÉSIDENT D'HONNEUR du 7e Rendez-vous de la bande dessinée de Gatineau, qui se tiendra du 18 au 22 octobre prochain au Musée canadien des civilisations ! Iris en est l'invitée de la relève, et c'est la première fois qu'une invitée de la relève aura un vrai livre à présenter : son Dans mes rellignes, que notre cher imprimeur fait tout pour terminer à temps, la broue dans le toupette.

pascal girard (Dans un cruchon) et David Turgeon (qui lancera son Minerve) seront aussi de la partie, même s'ils ne sont pas sur la liste officielle des invités. On risque de s'amuser un brin.

Ça explique pourquoi moi aussi, je voulais absolument sortir une nouveauté cet automne, quitte à ruiner ma santé pour le faire. J'étais gêné d'être le premier président d'honneur québécois de ce festival alors que je ne suis qu'un débutant avec un maigre cinq livres à son actif. Maintenant, j'peux dire que j'en aurai 5 1/2 le jour de l'inauguration où arrivera en librairie, si tout va bien, la réédition aux stéroïdes des pelures... suspense, suspense, quand tu nous tiens...

J'ai eu ben du fun à la conférence de presse, hier. Et j'ai très hâte au festival (chose devenue très inhabituelle pour moi). Il y avait un petit article là-dessus dans Le Droit, aujourd'hui. La photo est drôle, parce qu'on voit un dessin d'Iris sur un autobus (observez la touche de l'artiste, que de talent que de talent !) et parce que je ris vraiment jaune parce que j'ai pas du tout envie d'être photographié.

Envoyez, come on, venez faire un tour là-bas !

À bientôt !

Jimmy

monsieur populaire, set 2


J'ai uploadé (en excellentissime français) un nouveau set de pièces sur le Myspace de monsieur populaire. Des pièces encore plus vieilles (1994), mais déjà plus sympathiques. J'ai mis les détails sur le blog de ce site. Je vais essayer de raraîchir ça à tous les vendredis... J'ai bien dit que jallais essayer.

MERCI !

Bises,

Jimmy

ICI + critiques de cinéma


Han ! Le ICI a publié une lettre que je leur ai envoyé la semaine passée, en réaction à un texte de François Avard. Elle a été coupée, bien entendu (comme a dit Mark Twain : désolé, je n'avais pas le temps d'en écrire une plus courte). En voici le texte intégral (-1 faute de frappe) :

Bonjour,

François Avard : "Ah ! Alors, si votre enfant ne voit jamais la vaisselle sale, s'il n'aime pas lire ou s'il préfère les bd aux romans, si ses yeux regardent surtout TQS, consultez un optométriste."

Comme ça, selon m. Avard, la bande dessinée serait lue par ceux et celles qui ont des yeux paresseux (et serait l'équivalent littéraire de TQS). Ah bon. Dire que j'ai passé ma vie à aiguiser mon regard pour mieux savoir la lire, et que je considère qu'il me reste beaucoup de chemin à faire encore. J'ose à peine imaginer la gravité de la narcolepsie dont souffrent mes yeux.

J'écoute assez peu de télé, sa structure temporelle hebdomadaire me sied très mal, et le peu d'exemples ragoûtant que j'en connais ne me donnent pas envie d'y consacrer plus de temps. Mais c'est un medium, parfois très bien, parfois très mal utilisé, comme tous les autres, un simple canal par lequel passent potentiellement les idées, je ne serais jamais assez stupide pour tout mettre dans le même sac et déclarer que la télé n'est appréciée que par des sots. En faisant ça, tout ce que je démontrerais, c'est l'ampleur de mon IGNORANCE.

C'est peut-être un bout de phrase innocent, qui sied bien au ton indignation provoc'© du reste du texte (je n'ai rien contre l'indignation, qui est un des moteurs créatifs les plus importants, mais ce genre de texte démontre bien que ça peut devenir un produit comme les autres, c'est pas grave, je comprends, j'ai aussi écrit à la va-vite pour respecter des échéances par le passé), mais si m. Avard est appellé à devenir chroniqueur littéraire dans votre journal revampé (pour le meilleur et pour le pire), j'espère qu'il saura réviser cette position. Ce bout de phrase n'est certainement pas moins ingénu, inconséquent et beauf que le "Votre enfant est-il sensible aux fortes luminosités ?" qui provoque tant d'émoi chez m.Avard.

Jimmy, auteur, éditeur, prof., ex-libraire et ex-critique de bande dessinée

P.S.: Le prochain critique de cinéma qui nous fait le coup de dire qu'un mauvais film "fait BD", je serai pas aussi gentil.

Précison du ICI : "François Avard n'est pas chroniqueur littéraire, mais chroniqueur tout court." J'ai été mal informé. Désolé. Personne n'est à l'abri du parlage à travers son chapeau, il faut juste savoir le reconnaître.

Je me sens dans une période de ma vie assez peace, pourtant. C'est juste qu'on en avait parlé le vendredi précédent, lors d'une table ronde à St-Lambert, dans le cadre d'une activité de la librairie Le fureteur, avec Alexandra Oakley, Michel Viau, François Mayeux et Éric Thériault. On se plaignait encore de l'image d'arriérés mentaux que les critiques de cinéma essayaient de nous donner. (ex. : D'une part, on a dit sur "The league of extraordinary gentlemen : C'est de la merde, pas étonnant, c'est tiré dune bande dessinée", alors que c'est la blockbusterisation du livre qui a rendu ce film si mauvais et si philosophiquement louche, d'autre part, lorsque les critiques se sont montrées élogieuses face aux Ghost World de Terry Zwigoff, personne (sauf Rupert au Mirror) n'a mentionné qu'il s'agissait de l'adaptation d'une bande dessinée (on lisait souvent que c'était adapté d'un roman de Dan Clowes). Idem pour V for vendetta, dont on a baptisé le matériel source : Roman iconographique (quoi qu'ici, il s'agit probablement plus d'une mauvaise traduction de communiqué de presse et de paresse de journaliste qui le copient et le collent que de véritable agression contre le médium). Ça, et la manie --même : le TIC (ou le syntagme figé, comme dirait Fabrice Neaud)-- qu'ont ces critiques de dire, à chaque fois qu'un film est exagérément burlesque, artificiel, caricatural et surcoloré : ça fait BD.) Et comme j'haïs me plaindre dans le vide (quoi qu'on puisse déduire par mes livres), j'ai eu envie de réagir à ce nouveau coup de poignard (dommage... il ne venait pas d'un critique de cinéma). Ce n'est certainement pas la pire chose qu'on a dite sur la bande dessinée, mais c'est un peu la goutte qui a fait déborder le vase. Et je vais désormais le faire à chaque fois que je pourrai, et je vous invite à faire de même. L'important, c'est de ne pas se mettre dans la position du lépreux qui s'adresse à la cour des rois. Avant, en réponses à ces bavures, je voulais dire aux critiques de cinéma sur un ton suppliant : "mais arrêtez de dire ça, il y a des choses formidables en bande dessinée...", aujourd'hui, j'ai changé de position. C'est la guerre. Lorsqu'un critique a cette attitude, désormais, il perd toute crédibilité à mes yeux. Par exemple, lorsqu'il a fait un commentaire du genre, j'ai barré de ma liste blanche Georges Privet, que je tenais pourtant en très, très haute estime. C'est désormais une faute grave et très difficilement pardonnable. En 2000, ça passait encore, la masse critique de bons livres disponibles de bandes dessinée québécoise n'était pas encore atteinte, mais rendu en 2006, se vautrer dans l'ignorance à ce point-là, ça porte un nom (en fait, plusieurs, mais choisissons-en un) : BEAUF.

J

vendredi, septembre 29, 2006

aucun orgueil (monsieur populaire)


Internet vient d'atteindre un nouveau bas fond dans sa manie de permettre aux gens imbus d'eux même de rendre publiques des choses qui n'auraient jamais dû l'être !

J'ai fait une page "Myspace" pour monsieur populaire, mon projet musical des années '90. Hé oui ! Rien n'arrête mon fétichisme démentiel pour tout ce qui a sorti de ma cervelle. Misère...

Ma mère m'a visité, dernièrement, et lorsqu'elle m'a vu avec un t-shirt un peu froissé, elle m'a adressé ce reproche d'un autre âge : "Ton gilet est tout frippé, t'as ben pas d'fierté !", hébin je lui donne parfaitement raison aujourd'hui en dévoilant non seulement quelques pieces de mon répertoire qui aurait avantage à rester mystérieux, mais en plus, je choisis de commencer par des pièces de ma période la plus jambon ! Ah bravo !

À bientôt !

Jimmy

mercredi, septembre 20, 2006

tease


Comme j'ai envoyé la réédition de Quelques pelures à l'imprimerie, aujourd'hui (alea jecta est), je pense qu'il est temps que j'en dévoile un peu. Voici donc la couverture et la table des matières. On espère (bien lire : on espère) une sortie en librairie pour le 18 octobre. Nous avons tous fait des miracles, reste à l'imprimeur à nous en faire un petit lui aussi.

Sinon, dans la fabuleuse course de l'automne, Minerve est en tête de peloton (le OK de presse est donné), et Dans mes rellignes devrait partir demain si tout va bien. Pas besoin de vous décrire mon état de fatigue et de fébrilité.

À très bientôt !

Jimmy