jeudi, mars 08, 2007

des blogs

Allô !

Voici quelques blogs intéressants, des filles qui sont (ou qui ont été) dans mes ateliers (en ordre alphabétique) :


Delf Berg (qui est en train de faire un malheur dans le monde du croquis juridique (!))


Julie Charland (c'est pas un blog, mais y'a du beau stoque)



Coline Niess



Liseron Pelissier


À ajouter à votre liste de tournée de blogs.

J

vendredi, février 02, 2007

le choix du président

Bon, bon bon... je reviens d'Angoulême. En fait, je suis revenu en début de semaine, mais je patauge dans les 234 mails que j'ai reçu pendant le voyage (dont la plupart porte la mention ûûûûûûûûrgent !) et dans la morve parce que je suis enrhumé (qu'on se le dise : on ne revient pas indemne d'Angoulême). En 7 jours, passer 3 nuits blanches immaculées et 4 nuits de moins de 4 heures, il y a un âge où ça devient coton.

Le festival a été assez chouette, malgré une fréquentation plutôt modeste (les deux premiers jours, on se serait cru à Ville-Lorraine). Depuis plusieurs années, une rumeur court au festival comme quoi "Ça sent la fin", "C'est le dernier"... c'est vrai qu'on est en droit de se demander si le festival survivra aux délocalisation répétées et à la déconnade climatique de notre époque. C'est beau, la neige, mais en France, c'est pas vargeux pour la bizness. En tout cas ce serait dommage que le festival s'arrête là alors que Muñoz doit être son prochain président...

Tiens en parlant de président, le président de cette 34e édition, Lewis Trondheim, nous a fait toute une fleur. Au début du festival, il est venu nous acheter quelques exemplaires de Nicolas, que Guy Delisle lui a prêté. Il m'a dit qu'il avait trouvé ça formidable, et j'applaudissais sa lucidité ! Il m'a aussi dit qu'il nous ferait de la pub. J'ai dit "Chouette alors !" Le bougre, il n'y est pas allé de main morte, apparemment. Il en a parlé pendant tout le festival, dans ses conférences, en entrevue, etc. Merde ! J'aurais bien aimé entendre ce qu'il avait à dire (et j'imagine que pascal aussi). Merde aussi parce que les exemplaires qu'on avait apporté se sont envolés en un rien de temps, et que les gens qui voulaient le livre se massaient devant notre stand comme des paysans russes des années '80 devant une boulangerie. Si j'en avais apporté 200, je les aurais vendus. Je suis content, parce que Nicolas est un livre spécial avec une présentation discrète. Il pourrait passer (injustement) inaperçu à côté de tous ces livres criards qui jouent au chef-d'oeuvre. Et heureusement, cet enthousiasme trondheimien me dit qu'il aura peut-être le spotlight qu'il mérite. Pas que je sois obsédé par les ventes, mais on publie quand même des livres dans l'espoir qu'ils soient lus. Merci à Lewis et à Guy Delsile, donc !

D'autres nouvelles festives : le strip Béatrice de PhlppGrrd sera désormais publié dans Spirou (all right !) et la super-histoire Justine, de Iris a été publiée dans le nouveau Bile Noire (#16 rose PÈTANT, chez Atrabile). Tranquillement pas vite, nous rayonnons...

Aussi, pour le festival, j'ai réédité quelques exemplaires des colosses qui s'évaporent à vue d'oeil : Rendez-vous à... d'Éléonore Goldberg et de Quelque part entre 9h et 10h, de Zviane (avec une nouvelle couverture). Il en reste quelques exemplaires. Si vous vous dépéchez, vous pouvez en acheter .

Voici l'évènement le plus chouette du festival, qui ne sera plus en ligne dans quelques heures (j'espère qu'ils auront la bonne idée d'en faire un livre) : Les 24 heures de la bande dessinée. Y'a des belles affaires en TABLEAU !

En tout cas, merci à tout le monde qui a visité notre stand (sauf à ceux qui ont piqué 3 exempleires de Sur un fond bleu... franchement...), et surtout merci à la gang : Catherine, Iris, David, André, Stanley, et Jérôme. Chacun a donné un beau coup de main très apprécié.

À bientôt !

Jimmy

(photo1 Catherine Genest, photo2, probablement Stanley ou Iris)

une nouveauté !


Chers vous,

d'ici quelques semaines, une nouveauté de moi fera son apparition sur les rayons des libraires québécois (je ne m'y attendais pas du tout... dans tout cette cohue, j'avais oublié que ça s'en venait) ! Bon, en fait, c'est une nouveauté d'Annie Langlois dans laquelle il y a un paquet de mes dessins : La sculpture de Nestor l'aalligator, qui fait suite à L'évasion d'Alfred le dindon et La chorale des sept petits cochons (La courte échelle).

C'est drôle, je ne publie presque jamais de dessins sans avoir fait la mise en page. Là, les graphistes de La courte échelle ont fait des choses auxquelles je n'aurais pas pensé, comme un agrandissement d'un nano-thumbnail à peu près à 400%. J'aurais jamais eu le culot. Le résultat est assez comique. C'est bien de laisser le contrôle à d'autres, des fois (ça m'est pas arrivé souvent... serait-ce pathologique ?).

À toutte !

Jimmy

lundi, janvier 22, 2007

Le piano de neige, le catalogue 2007 et Angoulême


Bon. 'paraît qu'après le 15 janvier, ç'a pas d'classe de souhaiter "bonne année" aux gens... bon, je vouslais faire un ti-dessin, une tite carte, comme d'habitude, mais j'ai pas eu le temps. D'autres urgences ont pris le dessus (... pour faire changement !...) ! Et je suis beaucoup trop stressé pour dessiner ces temps-çi. Mais sachez que je ne vous en souhaite pas moins la première des meilleures années de votre vie !

Le piano de neige existe ! Il est tâtable et tout ! Et (oui) il est réussi ! Quel joli petit bouquin ! Il sera en librairie (au Québec, en tout cas) d'ici quelques semaines. Je n'ai pas encore de date précise, par contre.

Aussi, notre catalogue 2007 (oui meussieu!) est imprimé. On va l'avoir à Angoulême. Amis libraires, demandez-le à (ou exigez-le de) votre distributeur. Chacun de nos livres est une pièce du grand casse-tête.

Notre nouveau site internet sera aussi "bientôt" prêt. Les travaux avancent à grands pas ! C'est pas mal chouette de voir ça ! En tout cas, ça brasse de c'temps-là ! (coudons', j'ai la rime et le point d'exclamation faciles !)

Je pars ce soir pour Angoulême. Amis Européens, j'espère vous y voir ! De la gang MG, il y aura aussi Catherine Genest, Iris, David Turgeon, Francis Desharnais (Terriens, Plan cartésien) et Christian Quesnel (Plan cartésien). Je suis pas mal nerveux. Je sais à quel point le festival, et surtout le chapelet de déplacements, sont éprouvants sur le corps. C'est une bonne fatigue, mais là, J'ai pas pris de break de plus de deux heures depuis 2005 (!). On verra si j'arrive à passer à travers sans tomber en ruines.

Bon ben à bientôt !

Jimmy

dimanche, décembre 17, 2006

de la presse


Allô !

On parle de nous dans les journeaux, des fois, ces temps-ci. je ne suis pas très à l'affût de ces choses, alors si vous en voyez, dites-le moi. Ça m'aide beaucoup. J'en mets ici, comme ça, quand le nouveau site web sera prêt, j'aurai cet aide-mémoire. MERCI à Michel Viau, aux auteurs, à Google et à Karine St-Germain pour avoir fait le gros de ce boulot.

- Nenette cherche un sens dans Le Devoir, 25 & 26 novembre 2006

Difficile de se trouver lorsqu'on vit dans une jungle urbaine, sombre, froide où les gens n'ont pas de visage et où la peinture des immeubles coule quand il pleut. Nenette en sait quelque chose. Au milieu de cet environnement peu propice à la quête de sens, surtout quand on a un esprit lucide et introspectif, la jeune fille essaie par tous les moyens de se situer. En vain. (...)
Tout en cherchant ses marques dans les courbes de Lino (un autre illustrateur converti à la bédé) comme dans les fantaisies du néo-expressionniste Jean-Michel Basquiat, Genest livre ici un récit interrogatif contrasté sur le thème de la différence et de l'existentialisme qui l'accompagne parfois. Le tout avec un style hautement figuratif très actuel qui, par le coup de crayon et la mise en couleurs, semble vouloir faire un pîed de nez au graphisme propre et aseptisé qui prolifère aujourd'hui (...)
- Fabien Deglise

- Nenette cherche un sens dans le Voir du 14 décembre 2006

- entrevue Catherine Genest sur Bedeka.org (Nenette cherche un sens)

- Nicolas, dans Voir

- Nicolas, dans Le libraire #38

Opuscule discret et révélateur d’un talent certain, Dans un cruchon de Pascal Girard nous a fait découvrir un trait et un ton qui, évoquant à la fois Sempé et Blutch, racontent en finesse les vicissitudes du quotidien. Avec Nicolas, Girard aborde un thème difficile (le deuil), et surtout très proche de lui, puisque c’est l’histoire de son petit frère, mort en 1990, qu’il met ici en images. Pas question toutefois de céder aux lamentations : la mort est abordée de face et les blessures, bien qu’inguérissables, deviennent le moteur d’un album qui oscille habilement entre l’avant et l’après la mort du petit frère. Nicolas est une oeuvre toute en pudeur et en émotions, en lignes fragiles et aériennes.
- Antoine Tanguay

- Nicolas, dans Quartier Libre vol. 14 #8

"Il y a dans les expressions du personnage de Pascal Girard autant de sentiments différents possibles que de cases. Et [...] cette obsession du souvenir qui s’efface : «Je ne sais même plus comment sa voix sonnait.» [Un album] pour faire son deuil. Pour les glisser sous sa table de nuit, et le regarder souvent, un dessin par-ci par-là, et se rappeler d’aimer les vivants (ben oui, quétaine mais vrai)."
- Julie Delporte

- Nicolas, dans le 7 jours du 16 décembre 2006

- Nicolas, sur le blog de Jean-Dominic Leduc

- Nicolas, dans Le Devoir, 6 & 7 janvier 2007

(...) Pascal Girard confirme avec Nicolas son talent de narrateur. Comment? En exprimant à nouveau des sentiments complexes, mais surtout en explorant la profondeur de la nature humaine à travers un trait simple et un découpage sans fioritures dont l'efficacité n'en demeure pas moins redoutable.
- Fabien Deglise

- Minerve, dans À babord

BD rapaillant des thématiques existentielles, des jeux de pouvoir et des interactions humaines, avec un élan peu commun. Pour cause, l’auteur a préféré une approche improvisée, le crayon de plomb et l’indispensable dialectique pour un minimum d’équilibre sur le fil du discours où les protagonistes sont une bande de gamins, un ours, une déesse, etc. Sensible, frondeur et diablement pertinent, ce bédéiste d’ici offre un foutu cataplasme à la platitude.
- Ramon Vitesse

- Dans mes rellignes, dans le Quartier libre du 8 novembre 2006

- Dans mes rellignes, dans le 7 jours du 18 novembre 2006

- Dans mes rellignes dans Bang Bang #12

- Dans mes rellignes dans le Voir du 19 octobre 2006

- Dans mes rellignes dans Le droit

- Dans mes rellignes dans Le journal de Montréal

- Dans mes rellignes sur Orégand

- Dans mes rellignes dans Le devoir

Il n'y en aura pas de facile, comme dirait l'autre. Après la musique, la télévision et le cinéma, c'est désormais au tour de la bande dessinée de goûter à l'influence d'Internet -- des blogues, pour être précis. En témoigne la sortie coup sur coup ces derniers jours de deux recueils reproduisant sur papier des projets de journaux graphiques presque intimes livrés initialement chaque jour sur la Toile. Et le changement de support, étrangement, se révèle globalement heureux. (...)
Présenté comme un défi consistant à offrir une planche par jour, et en couleurs s'il vous plaît, sur un blogue (www.monsieurleblog.canalblog.com), cette promenade en running shoes -- "rellignes", une fois déformé par un cerveau enfantin! -- nous plonge dans le quotidien de cette artiste prometteuse, raconté sans grande ambition ni grande envergure. (...)
Contemporain, nonchalant, jeune et décalé, cet exercice de style, pas facile à maîtriser, donne forcément lieu (...) à des planches dont la pertinence est inconstante. Les tâches disparaissent toutefois très vite sous l'effet de la lucidité exprimée par cette Iris devenue une petite vedette du cyberespace le temps d'un été, et que visiblement tout prédispose en ce moment à maintenir ce statut, en ligne et hors lignes.
- Fabien Deglise

- entrevue Iris sur Bedeka.org (Dans mes rellignes)

- Plan cartésien dans la Revue Québécoise d'urbanisme vol. 26 #3
(c'est le genre d'article que j'espérais avoir)

- William, dans Le Nouvelliste

- William, dans Ici

- William sur le blog de Sim Rich

- entrevue Leif Tande sur Lecteurs.ca (William)

- entrevue Leif Tande sur Bedeka.org (William)

- entrevue PhlppGrrd sur Bedeka.org (Béatrice)

- Béatrice sur Le délit français

- Dans un cruchon dans Le Devoir

- Dans un cruchon dans Le libraire

- Dans un cruchon sur le blog de Sim Rich

- entrevue pascal girard sur Bedeka.org (Dans un cruchon)

- Plan cartésien sur ActuaBD

- Plan cartésien dans Quartier libre

- La cage sur ActuaBD

- Ma voisine en maillot dans BANG ! (nouvelle formule) #5

- Ma voisine en maillot dans Quartier libre vol.14 #3
(un des articles sur ce livre qui m'ont fait le plus plaisir)

- entrevue Jimmy Beaulieu sur BDQuébec (Ma voisine en maillot)

- Quelques pelures, réédition très très augmentée dans Bang Bang #12

- Quelques pelures, réédition très très augmentée, est le 5e dans le top 5 des livres québécois de l'année du journaliste Stéphane Despatie (Voir-mtl de cette semaine). Cool !

Je m'aperçois que j'ai peut-être fait une gaffe en appellant mon dernier livre Quelques Pelures, même avec la mention réédition très très augmentée. Ça aurait dû être le sous-titre. J'ai eu le projet vague d'appeller ça Oignon ou L'oignon au complet, mais ça pouvait susciter des impressions de mauvaise haleine. Le problême avec ce même titre, c'est qu'il passe pour une simple réédition (avec bonus de nouveau matériel), et non pour le nouveau livre qu'il est (avec comme bonus le vieux livre). Alors en librairie, on le retrouve souvent à deux exemplaires de côté au rayon avec les autres, et pas sur la table des nouveautés. Ah ben merde. J'y avais pensé, mais je préférais quand même que le lecteur qui a lu la première version de qqp aie une bonne surprise en découvrant qu'il y a 75% de matériel inédit, plutôt qu'une déception en découvrant que j'avais foutu mon premier livre au complet dans ma nouveauté. Bon bon, ça m'apprendra à ne pas faire les choses comme tout le monde.

À bientôt !

Jimmy